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Plateforme dédiée aux victimes d'infractions
Par Julien Goirand, Juriste
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Un dispositif volontaire, distinct du procès pénal, qui permet à une victime et à un auteur de dialoguer dans un cadre sécurisé si elle le souhaite.
Instaurée en droit français par la loi du 15 août 2014, la justice restaurative propose un espace de dialogue entre victimes et auteurs d'infractions, en dehors du cadre du procès. Cette fiche vous explique en quoi elle consiste, dans quelles conditions elle peut avoir lieu, et ce qu'elle peut vous apporter si vous choisissez d'y participer.
Justice restaurative : comment ça se passe concrètement ? Comment y recourir ?
La justice restaurative n'est ni un procès ni une négociation sur la peine : c'est un espace de dialogue encadré, distinct de la procédure pénale, qui peut se dérouler à n'importe quel stade, même après une condamnation.
Elle repose sur le consentement libre et révocable des deux parties, et sur la reconnaissance préalable des faits par l'auteur : personne ne peut y être contraint.
Elle peut prendre différentes formes : rencontre directe entre la victime et l'auteur (pas nécessairement ceux de la même affaire), médiation restaurative, ou rencontres collectives encadrées par des associations habilitées.
➡️ L'article 10-1 du code de procédure pénale permet à une victime et à un auteur, à tout moment de la procédure et même après la condamnation, de se voir proposer une mesure de justice restaurative.
📌 Elle peut prendre plusieurs formes :
➡️ Cette démarche repose entièrement sur le volontariat.
👉 L'auteur doit avoir reconnu les faits pour lesquels il a été condamné ou poursuivi : la justice restaurative n'est jamais un lieu pour rejuger la culpabilité. Votre consentement, comme celui de l'auteur, doit être libre, éclairé, et peut être retiré à tout moment sans avoir à vous justifier. Un temps de préparation avec un professionnel formé précède toujours une éventuelle rencontre.

Vous avez une question sur la justice restaurative ? Grâce à mon partenariat avec Avoloi, échangez gratuitement avec un avocat pour faire le point sur votre situation.
Non. C'est un dispositif complètement distinct et complémentaire du procès pénal, qui ne se substitue ni au jugement de la culpabilité, ni à l'indemnisation de votre préjudice.
Oui, à tout moment, sans avoir à vous justifier. Le consentement est libre et révocable tout au long du processus.
Renseignez-vous auprès d'une association d'aide aux victimes, du service pénitentiaire d'insertion et de probation, ou du magistrat en charge de votre dossier. Ce sont eux qui orientent vers les associations habilitées à organiser ces mesures.
Rappel à la loi, médiation pénale, composition pénale : ce que ces mesures changent concrètement pour votre indemnisation et vos droits de victime.
Ce qui se passe vraiment après votre dépôt de plainte, et comment suivre votre dossier sans rester dans le flou.